Chômage et pige

Cette page recense toutes les actualités liées aux réformes de l’assurance chômage, ainsi que les infos les plus récentes sur le sujet du chômage pour les journalistes pigistes.

Adhérent·es : pour des explications détaillées, suivez ce lien.

N’hésitez pas à consulter aussi les contenus réalisés par France Travail :
Comment obtenir le chômage quand on est pigiste
Comment déclarer ses piges à France Travail
Comment estimer son allocation

(Dernière mise à jour : 28 avril 2026)

FAQ

Nous partageons ici les réponses aux questions les plus fréquentes et les plus essentielles concernant le chômage et la pige. Pour accéder aux éléments concernant les cas particuliers (CSP, CDDU, droits d’auteur, etc.) et le détail du fonctionnement du chômage pour les pigistes, rendez-vous le tuto France Travail est disponible dans votre espace membre !

C’est quoi cette agence spécialisée de Saint-Denis ?
Présentée aux syndicats et à Profession : Pigiste fin 2024, la nouvelle agence spécialisée « Techniciens et journalistes » localisée à Saint-Denis (93) prend en charge, depuis le 1er janvier 2025, l’indemnisation des journalistes relevant de l’annexe 1. Cette annexe précise les conditions d’indemnisation des journalistes qui ne sont ne sont pas rémunérés à l’heure, notamment la plupart des pigistes. Une douzaine de personnes travaillent dans cette agence spécialisée. Fin juin 2025, sept conseiller·es s’occupaient de l’indemnisation d’environ 3 700 journalistes de toute la France. Quatre autres personnes prennent en charge la partie accompagnement à la recherche d’emploi, qui concerne 2 600 journalistes en Île-de-France.

En parallèle, l’agence de Saint-Denis prend en charge la partie insertion et recherche d’emploi pour l’ensemble des journalistes d’Île-de-France. Bon à savoir : vous n’avez pas le choix de l’agence à laquelle vous êtes affecté·e, mais quelle qu’elle soit, les conditions d’ouverture de vos droits restent les mêmes !

Pourquoi y a-t-il autant de dysfonctionnements ?
Au-delà des erreurs propres à France Travail, nous constatons qu’une très grande part des problèmes rencontrés par les pigistes sont dus à la manière dont les employeurs déclarent chaque mois nos salaires aux administrations.

Depuis 2024, les éléments de cette DSN (déclaration sociale nominative) ne sont plus systématiquement transmis numériquement et automatiquement, y compris à France Travail. Ce changement, qui rend plus visibles qu’auparavant les erreurs des employeurs, notamment en cas de décalage entre le mois travaillé et le mois de paie, a des répercussions au moment de l’actualisation mensuelle. Un travail a été lancé côté France Travail pour que les employeurs, notamment leurs services comptables, remplissent mieux les données chaque mois, afin de limiter les problèmes.

Je ne comprends pas qui m’a déclaré·e et comment, je suis perdu·e !
Une fonction de votre espace personnel France Travail permet de connaître le statut de vos collaborations des deux dernières années. Ainsi, vous pouvez voir qui vous considère en pige (donc en CDI) et qui vous déclare en CDD ouCDDU. Pour y accéder, connectez-vous à votre espace personnel > mon inscription et mes allocations > puis, tout en bas, mes deux dernières années. En cliquant sur une case du tableau, vous afficherez le statut de toutes vos collaborations.

J’ai un problème (trop-perçu, allocation non versée) : je fais quoi ?
Identifiez d’abord la source du problème (France Travail / l’employeur / vous-même / les trois). Relisez les supports de France Travail dédiés aux pigistes. Est-ce que le trop-perçu est justifié ? Est-ce que vous avez oublié un document ?

Si vous estimez que l’erreur est due à France Travail, appelez en premier lieu le 39 49 et indiquez votre identifiant. Il s’agit du numéro en haut de votre espace personnel, 13 chiffres sans aucune lettre. Si vous utilisez l’ancien, cela risque de causer des erreurs d’aiguillage au standard téléphonique !

Si l’appel ne suffit pas, envoyez un mail – et UN SEUL. Il ne sert à rien de relancer tous les jours. Au contraire, cela crée une procédure de plus, rajoute du travail aux agents et retarde le traitement des dossiers.

Après l’envoi du courrier contestant le trop-perçu / l’erreur de versement :

– si pas de réponse au bout d’une semaine ou en cas d’urgence, rappelez le 39 49 ;

– en dernier recours, si vous êtes dans une situation critique ou un blocage persistant depuis plusieurs semaines, contactez l’organisation syndicale de votre choix (SNJ, SNJ-CGT ou CFDT Journalistes), en mesure de faire remonter directement les cas urgents à la direction. Raison de plus pour se syndiquer 😉

Je pensais mon problème résolu au téléphone, mais je viens de recevoir un courrier postal / numérique me disant qu’en fait, non…
Les envois de courriers sont souvent automatisés. Tenez compte de ce qui vous a été dit lors de votre dernière interaction directe (par téléphone ou mail) avec un·e conseiller·e France Travail. Ce qui fait foi est l’état des paiements figurant sur votre espace personnel, actualisé au plus tard le lendemain de votre échange.

J’ai un décalage systématique entre le mois de mon bulletin de salaire / ma paie et le moment où je suis déclaré·e par l’employeur…
Nous n’avons pour l’instant pas d’autre solution que de signaler ce problème à votre conseiller·e en donnant le nom de l’employeur, pour que France Travail le contacte. Une dizaine d’entre eux ont déjà été identifiés et contactés, à l’instar de France Médias Monde, où un guide a été rédigé et transmis aux pigistes du groupe.

Si un employeur apparaît en double dans votre actualisation, cela signifie qu’il vous a déclaré·e à la fois en CDI et en CDD, ce qui est évidemment illégal. Dans ce cas, les équipes de France Travail doivent manuellement « refusionner » les contrats, avec un risque d’erreur sur sa date de début. Il serait précieux de nous faire remonter les employeurs concernés, afin de les signaler à France Travail et d’anticiper les blocages.

Et sinon, les réformes, c’en est où ?

Depuis le 1er avril 2025, plusieurs changements font perdre encore un peu plus de droits aux allocataires. Ces économies sont le résultat de la dernière négociation entre patronat et syndicats, menée fin 2024 sous une très forte pression du gouvernement.

Changement principal : vos droits sont calculés sur 30 jours tous les mois de l’année, quel que soit le mois, ce qui entraîne la perte de cinq jours d’indemnisation sur l’année. L’autre changement concerne les salariés entre 53 et 55 ans, qui bénéficiaient jusqu’ici d’un rallongement de la durée d’indemnisation. Dans la foulée du recul de l’âge de la retraite, la nouvelle convention supprime cet avantage. Le rallongement de la durée pour les salariés en fin de carrière ne commence désormais qu’à 55 ans.

La seule (maigre) avancée concerne les travailleurs saisonniers, dont la durée minimale d’activité pour ouvrir des droits était auparavant fixée à six mois travaillés. Une durée difficile à atteindre pour beaucoup, contribuant à largement freiner l’attrait de ces métiers difficiles et une pénurie de main-d’œuvre les étés précédents. Les partenaires sociaux ont convenu que les droits pourraient désormais être ouverts à partir de cinq mois travaillés – mais attention, cela s’applique seulement aux contrats saisonniers !

L’abandon de poste est désormais considéré comme une démission. Si vous avez un « motif légitime » (santé ou sécurité menacée, par exemple), vous disposez d’un délai maximum d’un mois pour saisir les prud’hommes. Rappel : la démission vous prive des droits au chômage.